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Quelles conséquences pour le monde vivant et le tourisme ?

En ce qui concerne les êtres vivants aquatiques, les sacs de supermarchés, légers, restent entre deux eaux. Ils sont pris par les tortues marines et les mammifères marins (dauphins, baleines, rorqual etc..) pour des méduses et avalés tels quels. Le sac ne peut être digéré et crée une occlusion intestinale pour l'animal qui finit par mourir. Il en est de même de certains poissons, des crustacés et des oiseaux de mer qui restent concernés par cette pollution et avalent de plus petits déchets qui restent dans l'estomac et finissent par le boucher. La mort peut aussi survenir par étranglement ou par impossibilité de se nourrir ; par blessure aussi ou enfin par prédation, l'animal n'étant plus capable de s'enfuir (cf cas des filets de pêche perdus qui « pêchent » seuls et ne sont pas biodégradés car constitués de matière synthétique).

Certains macro déchets se décomposent partiellement et émettent des substances xénobiotiques (étrangères à la vie) dangereuses pour la vie aquatique. Il en va ainsi des phtalates libérés par certains types de bouteilles plastiques.

Les pêcheurs sont aussi victimes de ces déchets qui peuvent encombrer largement leurs filets et empêcher toute efficacité. Certains pêcheurs sont alors même obligés de quitter leur zone de pêche habituelle. Les nuisances des macro déchets sont alors de type économique !

De plus les macro déchets flottants et ramenés sur les côtes et les plages après un épisode venteux sont très mal considérés par les touristes venus passer leurs vacances en été. Ils peuvent considérer que l'eau est sale et changer de destination l'été suivant. Les communes côtières sont particulièrement sensibles à ce type de pollution qui, s'il n'est que peu dangereux ( le danger provient parfois de parties coupantes d'objets), reste le plus visible et pris en compte par les touristes dans leurs critères de choix pour leur lieu de vacances.

Le label Pavillon Bleu dont nous reparlerons prend en compte ce type de pollution dans l'attribution de son label ! D'autres labels, au départ plus contestés par les communes, se sont aussi mis en place comme le Pavillon noir de la Surf Rider Foundation qui ne prenait au départ en compte que les résultats de l'analyse des eaux par la DDASS ce qui était un peu trop réductionniste pour juger de l'état réel de l'environnement dans une commune littorale.

De plus ces macro déchets flottants constituent une véritable gêne pour la navigation car ils peuvent endommager les coques des bateaux, s'enrouler autour de l'axe de l'hélice et la bloquer ; ils sont dangereux pour certaines activités sportives comme le ski nautique par exemple ou les bouées tractées par bateau.

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