Posidonies et DCE
Historique et éléments importants
La DCE a été transcrite en droit français par la loi du Avril 2004.
Ses
ambitions sont élevées pour tous les pays de l'union européenne et donc
en particulier pour tous les pays du bord de la Méditerranée.
Elles
demande spécifiquement que tous les milieux aquatiques (cours d'eau,
rivières, eaux souterraines, littorales, plans d'eau etc... ) soit dans
un bon état écologique d'ici 2015. Sauf si des raisons d'ordre
technique ou économique justifient que cet objectif ne soit pas atteint.
Les
bassins versants ou districts hydrographiques à l'origine d'une grande
part des pollutions sont mis sous les feux de la rampe. CF Schéma.
Plus précisément, un état des lieux a été effectué sur le district RMC (Rhônes-Méditerranée Corse) en 2004 et c'est en 2009 qu'un plan de gestion de tous les milieux aquatiques sera mis en place (cf en particulier les avancées permises par le REBENT).
La DCE et les biomarqueurs utilisables
La DCE conforte les actions menées jusqu'ici grâce au SDAGE : gestion par bassin versant, gestion équilibrée de la gestion en eau et participation des acteurs.
« Mais elle va plus loin en introduisant 3 innovations majeures :
La fixation d'objectifs environnementaux (bon état écologique des masses d'eau)
La prise en compte des conséquences socio-économiques (exemple des pêcheurs et de leur mode de pêche comme le ganguis
La participation du tout public
Pour les eaux superficielles, le « bon état écologique » fig 143 consiste en :
un bon état chimique de l'eau, ce dernier étant apprécié au regard des normes d'usage (baignade, conchyliculture, etc...
un bon ou très bon état écologique apprécié selon des critères biologiques
Le manquement à l'une ou l'autre de ces conditions entraîne un
mauvais état écologique des masses d'eau en champ proche ou en champ
moyen. Les masses d'eau sont l'unité qui pourra faire l'objet d'un
objectif de gestion bien déterminé. Selon que l'on rencontre un torrent
de montagne, un cours d'eau de plaine une rivière méditerranéenne ou le
littoral, les indicateurs biologiques ne seront pas les mêmes. Une
masse d'eau peut être surveillée par un indicateur ou indice répondant
à ces contraintes (type de pollution, importance de la pollution,
historique des pollutions éventuellement)
Différents compartiments seront étudiés sur le littoral pour répondre aux exigence de la dce :
phytoplancton
macroalgues (ulves, entéromorphes etc...)
l'herbier de Posidonies
le benthos de substrat meuble ou rocheux
Pour chacun de ces éléments, des travaux sont en cours, afin d'évaluer leur pertinence dans le futur dispositif de surveillance de la DCE.
Compte tenu des larges connaissances sur l'herbier de Posidonies, il a été choisi pour renseigner sur le bon ou mauvais état écologique des masses d'eau. Un indice global a été créé reflétant l'état de santé générale decette phanérogame.
Cet indice prendra en compte :
la densité qui exprime le nombre de faisceaux par m2
la profondeur de la limite inférieure ; qui permet de suivre la limpidité des eaux
la limite supérieure traduisant l'impact anthropique
la couverture épiphytique qui informe sur la richesse en nutriments
la biométrie et la structure de la matte qui apportent des informations globales sur le milieu
Il
est aussi très utile de pouvoir intégrer des paramètres dont les temps
de réponse à une pollution sont assez courts ; on choisira par exemple
les biomarqueurs des feuilles (cf chapitre sur les bioindicateurs).
Même
si les facteurs de description diffèrent encore d'un pays à l'autre de
la Méditerranée et de la CEE, ces derniers ont été d'accord pour
retenir 3 paramètres :
la densité des faisceaux
le pourcentage de rhizomes plagiotropes qui indiquent un comportement progressif
la
surface foliaire par faisceau, qui intègre l'ensemble des variables
phénologiques (nombre de feuilles et taille de ces dernières)

