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Des digues submergées mais intactes

Nous sommes revenus en Vendée sur le secteur de la Faute sur Mer et de l’Aiguillon. Tout le monde a suivi avec stupeur les effets de la tempête Xyntia entre le 26 février et le 1er mars 2010. Si de nombreux ouvrages ont cédé, d’autres ont tenu, même s’ils ont été submergés. Coup d’œil sur le phénomène et la conception des digues qui ont résisté…

Lors de ces journées d’enfer, la conjonction de vents violents et de fortes marées a donné lieu à ce que l’on appelle une onde tempête, occasionnant d'importantes inondations dans certaines régions littorales, principalement en Charente-Maritime, en Vendée et dans les Côtes d’Armor. La conjonction de la tempête et de marées à fort coefficient, a conduit à la rupture de plusieurs digues dans plusieurs localités, avec les effets que l’on connaît. France Maccaferri étant à la base de la conception et la réalisation de l’un de ces digues, la digue de la Faute sur Mer, elle est allée constater la solidité de l’ouvrage.

La réalisation des travaux remonte à 2004. La Faute-sur-Mer est située sur une presqu'île bordée par la mer d'un côté et l'estuaire du Lay de l'autre. En 2004, la digue en terre située devant le camping municipal a été rehaussée et confortée au moyen de Gabions et Matelas Reno afin de faire face aux éventuelles crues du Lay. Cette digue faisait partie d’un réseau de digues qui avait été construit après les grandes tempêtes de 1926 et 1929, le long de l'estuaire du Lay, pour protéger la presqu'île.

Lors de la construction de la réhausse de cette digue, en raison de la présence de terrains compressibles aux abords de la digue, la solution gabions avait été retenue pour son faible poids, sa capacité drainante et sa simplicité de mise en œuvre sur des terrains de mauvaises qualités. Une butée en pied de digue avait été réalisée en gabions, sur une profondeur permettant d’éviter les affouillements. Un matelas Reno avait été mis en place sur la partie haute de la digue, jusqu’à une hauteur supposée suffisante pour protéger efficacement la digue. Le délai d’intervention très court combiné à un accès délicat avait constitué deux contraintes majeures pour l’entreprise qui avait réalisé avec succès cet ouvrage.

Les choix du maître d’œuvre sur les revêtements du fil constituant les gabions permettaient d’assurer la pérennité de cet ouvrage.

La suite dans M&L N° 85

 

 

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