Histoire de Seine
Macrodéchets sur les berges de la Seine avant nettoyage La Seine prend sa source sur le plateau de Langres, à 471 mètres d'altitude, non loin de Saint-Seine l'Abbaye en Côte d'Or (Bourgogne) à 30 km environ au nord-ouest de Dijon. Le fleuve doit son nom à la déesse romaine Sequana, qui était adorée à la source du fleuve il y a plus de 2000 ans. Ce nom romain vient lui-même d'un mot celtique plus ancien « squan » qui signifie « semblable à un serpent » (tortueux), un nom qui convient bien à la Seine. La La Seine est un fleuve qui est soumis aux influences de la marée. Quatre fois par jour, le courant change de sens, la marée « monte » et « descend » selon un balancement régulier mais d'amplitude variable. En vallée de SEINE, au moment des marées d'équinoxe, on pouvait voir le phénomène du mascaret (http://www.sequana-normandie.com/mascaret.htm). En Vallée de Seine, ce phénomène s'appelait la « barre » ou le « flot ». Cette vague déferlante remontant certains estuaires à marée montante pouvait être dangereuse pour la navigation. La marée, qui remonte le cours des fleuves, se heurte à leurs eaux descendantes. Le mascaret a disparu dans sa phase spectaculaire car en 1963, l'établissement d'un nouveau chenal, le long de la digue sud a modifié l'estuaire : ce dernier n'a plus la forme d'un L'endiguement a été entrepris au 19ème siècle pour sécuriser la navigation en Seine. Cette technique expérimentée dans des ports anglais situés en fond d'estuaire, a permis de faire face aux dangers qui menaçaient les navires : mouvements de marées et de mascarets, oscillants dans un lit large de 2 à 3 km à certains endroits, bancs de sables changeants et les îles entre Rouen et la mer... À cette époque, l'accès au port de Rouen est de plus en plus difficile : la taille des navires augmente et le fleuve s'ensable. Le chemin de fer arrivant à Rouen en 1843, on veut le prolonger jusqu'au Havre. On décide donc de rétrécir la largeur du fleuve par la construction de digues permettant également d'approfondir son chenal. Les ingénieurs et parlementaires se rendent en Basse-Seine puis en Grande-Bretagne pour visiter les chantiers sur les rivières suivantes : la Clyde, la Tyne, la Humber, la Tamise qui rendent leurs capacités d'accès aux ports de Glasgow, Newcastle, Hull et Londres. En 1846, le 6 mars, la Chambre des députés vote le crédit demandé pour une expérimentation sur une section limitée, entre Villequier et Quillebeuf. Le chantier commence 
« Sequana » de César, la "Sekoanas" de Ptolémée, la « Séquoine », la « Saine » au 16ème est devenue la Seine.Des influences maritimes
entonnoir. L'arrivée du flot se fait toujours sentir jusque dans le port de Rouen.L'endiguement de la Seine
en 1848. Les travaux portent sur la construction de deux digues.
