Editorial
Pourquoi a-t-on attendu qu’un cheval meurt et que son cavalier soit intoxiqué pour médiatiser le phénomène des marées vertes ? Pourtant, les algues vertes sont présentes tous les ans en Bretagne, et cela depuis le début des années 70… C’était devenu trop banal. Pourquoi parents et enfants continuent-ils de se baigner dans des eaux non surveillées et dont la qualité n’est pas contrôlée ? Ah, c’est les vacances, une fois par an et seulement quelques jours… c’est banal. Pourquoi doit-on toujours éviter les tessons de bouteilles, les sacs plastiques et autres macrodéchets sur notre littoral et dans l’eau, même si les élus tentent de tout nettoyer ? Ben, on y peut rien… c’est banal. Pourquoi certains plaisanciers continuent-ils de balancer leurs déchets par dessus bord alors que tout est prévu au port au dans les zone de mouillages pour les récupérer ? Cela prend de la place, cela pue dans la cabine, et la mer est grande. C’est d’un banal. Pourquoi attend-on que se produise une marée noire ou une fuite d’hydrocarbures alors que l’on sait d’où vient le risque et comment l’éviter ? Ben, on verra quand cela arrivera, on avisera, et on “mettra en oeuvre tous les moyens à notre disposition” pour réparer les dégâts. Comme d’habitude… C’est banal. Pourquoi l’année dernière, début juillet 2008, les membres du G8 se sont fixés l’objectif de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici … seulement 2050 ? (et encore, ils ont seulement dit qu’ils allaient l’“envisager sérieusement”. Tout le monde sait que la planète n’attendra pas 40 ans de plus. Et notez que c’est les pays du G8 qui sont responsables rien qu’à eux de 62% du dioxyde de carbone accumulé dans l’atmosphère terrestre. Ben oui, ce sont, eux les principaux responsables. Mais bon, c’est banal. Et plus les années passent, et plus je me dis que nos élus locaux sont vraiment les seuls à devoir tout maîtriser, aidés par les associations. On se rappelle de la France d’en Bas et de la France d’en Haut ? J’ajouterai bien qu’il y a le pouvoir politique d’en Haut (avec l’Europe et sa bureaucratie des cols blancs) et le maigre pouvoir politique d’en Bas qui relève les manches et qui met les bras dans le cambouis…
Moi, j’ai choisi de rester aux côtés de ceux qui se battent et qui ont “les pieds dedans”. Mer & Littoral, Lacs & Cours d’Eau va donc continuer de mettre leurs efforts en avant et leur apporter, par le biais de ses sujets un peu techniques, des solutions face aux problèmes qu’ils ont a gérer. Entreprises et Collectivités locales, nous restons votre carrefour de l’information et de communication. Bonne lecture et merci à tous ceux qui nous suivent depuis longtemps.
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La présence de pesticides ou de résidus de pesticides dans les milieux aquatiques de l'ensemble du globe est un phénomène bien établi depuis maintenant de nombreuses années. L'ensemble des milieux aquatiques est touché, qu'il s'agisse des eaux souterraines ou des eaux de surface, y compris les eaux côtières. La diversité des substances retrouvées dans les eaux est un reflet des utilisations agricoles, domestiques et industrielles des grandes familles de substances (herbicides principalement mais aussi fongicides et insecticides), parfois accompagnées de leurs produits de dégradation (aussi appelés métabolites)
L'industrie agricole peut-elle se passer des pesticides les plus dangereux ? Qu'en est-il des effets sur la santé ? vers quoi s'oriente la recherche pour lutter contre les ravageurs de plantes ? Existet-il des solutions alternatives? Vous trouverez des réponses à vos interrogations dans les articles publiés et que nous publierons.
L'Epuration lagunaire est un type extensif d'épuration des eaux usées. Elle fonctionne selon un principe maintenant bien connu et permis par des micro-organismes comme les bactéries ou les protozoaires
Le littoral est soumis à des agressions qu’elles soient naturelles(tempête, vent, pluie etc..) ou anthropiques, qui tendent à le dégrader. Pour éviter ces dégradations, des techniques de plus en plus écologiques et naturelles, faisant appel au génie écologique ou industriel, émergent. Nous en parlons dans cette partie.
Organisée dans le but de constater de visu les impacts de la conchyliculture sur le milieu lagunaire, la plongée du 1er juillet, en compagnie de Sébastien Colbert, conchyliculteur au Mourre-Blanc et vice président de l'OP de Thau, a été l'occasion de réunir sur le terrain scientifiques, naturalistes, professionnels et collectivités territoriales.
Afin de mener à bien ce projet, le pôle relais lagunes, programme national en faveur des zones humides littorales, a sollicité de nombreux partenaires techniques et scientifiques oeuvrant pour la gestion et la protection des lagunes méditerranéennes.
La lagune de Thau, 7 500 ha, est le premier site de production conchylicole de Méditerranée avec plus de 12 000 tonnes d'huîtres et 3 000 tonnes de moules par an. Cette activité traditionnelle, couplée aux caractéristiques naturelles du site (profondeur, taille, climat...) en font un milieu naturel sans équivalent en France et en Europe. Aussi fragile que précieuse, Thau est cependant en équilibre instable comme le montre les crises de malaïgue récurrentes, dues aux pressions d'un bassin versant très convoité, et qui mettent à mal l'activité conchylicole et l'image même de la profession et de la lagune. Rappelons que la malaïgue, qui signifie « mauvaises eaux » en Occitan, est le stade extrême du manque d'oxygène dans l'eau, se produisant lorsqu'il y a combinaison de conditions météo particulières (absence de vent, températures élevées) et présence de quantités massives de matière organique dans la lagune
Dans le cadre de l'étude sur le « recueil des bonnes pratiques conchylicoles sur l'étang de Thau » menée par le pôle relais lagunes méditerranéennes, en collaboration avec de nombreux partenaires locaux (Conseil Général de l'Hérault, Région Languedoc-Roussillon, Civam de Thau, Section Régionale Conchylicole de Méditerranée, OP de Thau, Ifremer...), une plongée sous les tables conchylicoles, suivie d'une discussion entre professionnels et scientifiques, a été organisée le 1er juillet dernier du côté de Mèze afin de mieux comprendre l'impact de l'activité sur le milieu lagunaire.
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Au milieu des années 90, tous ceux qui se préoccupent d'environnement ont fait le même constat amer : les berges de la vallée de Seine sont dénaturées par des « macro-déchets ». Cette situation alarmante pour la Seine, les zones naturelles qui la bordent, mais aussi ses paysages, réclamait une réponse à sa mesure.
Pourquoi a-t-on attendu qu’un cheval meurt et que son cavalier soit intoxiqué pour médiatiser le phénomène des marées vertes ? Pourtant, les algues vertes sont présentes tous les ans en Bretagne, et cela depuis le début des années 70… C’était devenu trop banal. Pourquoi parents et enfants continuent-ils de se baigner dans des eaux non surveillées et dont la qualité n’est pas contrôlée ? Ah, c’est les vacances, une fois par an et seulement quelques jours… c’est banal. Pourquoi doit-on toujours éviter les tessons de bouteilles, les sacs plastiques et autres macrodéchets sur notre littoral et dans l’eau, même si les élus tentent de tout nettoyer ? Ben, on y peut rien… c’est banal. Pourquoi certains plaisanciers continuent-ils de balancer leurs déchets par dessus bord alors que tout est prévu au port au dans les zone de mouillages pour les récupérer ? Cela prend de la place, cela pue dans la cabine, et la mer est grande. C’est d’un banal. Pourquoi attend-on que se produise une marée noire ou une fuite d’hydrocarbures alors que l’on sait d’où vient le risque et comment l’éviter ? Ben, on verra quand cela arrivera, on avisera, et on “mettra en oeuvre tous les moyens à notre disposition” pour réparer les dégâts. Comme d’habitude… C’est banal. Pourquoi l’année dernière, début juillet 2008, les membres du G8 se sont fixés l’objectif de réduire de 50% les émissions de gaz à effet de serre d’ici … seulement 2050 ? (et encore, ils ont seulement dit qu’ils allaient l’“envisager sérieusement”. Tout le monde sait que la planète n’attendra pas 40 ans de plus. Et notez que c’est les pays du G8 qui sont responsables rien qu’à eux de 62% du dioxyde de carbone accumulé dans l’atmosphère terrestre. Ben oui, ce sont, eux les principaux responsables. Mais bon, c’est banal. Et plus les années passent, et plus je me dis que nos élus locaux sont vraiment les seuls à devoir tout maîtriser, aidés par les associations. On se rappelle de la France d’en Bas et de la France d’en Haut ? J’ajouterai bien qu’il y a le pouvoir politique d’en Haut (avec l’Europe et sa bureaucratie des cols blancs) et le maigre pouvoir politique d’en Bas qui relève les manches et qui met les bras dans le cambouis…
Moi, j’ai choisi de rester aux côtés de ceux qui se battent et qui ont “les pieds dedans”. Mer & Littoral, Lacs & Cours d’Eau va donc continuer de mettre leurs efforts en avant et leur apporter, par le biais de ses sujets un peu techniques, des solutions face aux problèmes qu’ils ont a gérer. Entreprises et Collectivités locales, nous restons votre carrefour de l’information et de communication. Bonne lecture et merci à tous ceux qui nous suivent depuis longtemps.

